Top 5Entreprise e-commerce

Les e-commerçants sont probablement les entrepreneurs les plus tenaces et assidus. Ils le savent, le canal de vente “e-commerce” est loin d’être facile à maîtriser. Deux émotions rythment leur quotidien : l’extase et la terreur. 

L’extase tout d’abord de voir ses actions convertir de nouveaux adeptes de son service et de son produit. 

La terreur ensuite, de voir le marché revenir au mutisme. Les ventes faiblissent. La pub ne fonctionne plus alors qu’elle fonctionnait sur les mêmes conditions la semaine dernière… 

D’ailleurs, à l’image de l’entrepreneuriat il faut déconstruire une idée communément admise : Même l’entrepreneur à succès qui parle ouvertement de son hypercroissance. Même lui, connaît des cycles. Lui aussi a frôlé le désastre. Tous les e-commerçants sont en quelque sorte logés à la même enseigne. 

Non, vous n’êtes pas seul.e. 

Parlons désormais des 5 choses que font 95% des e-commerçants. Et ces choses ne sont pas des maux en soi. Ces choses n’entraînent probablement un business en croissance dans le mur en quelques semaines. Toutefois, c’est bien à partir de plus de 400 histoires e-commerce

accompagnées que nous arrivons à reconnaître les petites manies “limitantes” ou “nocives” pour votre projet e-commerce. 

Si vous avez un marque qui a plusieurs années d’existence à son actif et une belle place sur son marché, alors réfléchissez bien à la taille que prennent ces petites manies dans votre rôle de CEO ou de gérant. 

Si vous démarrez une marque, et que vous vous situez dans ces premiers mois difficiles du lancement. Soignez sérieusement votre rapport à ses manies car elles peuvent finir par se substituer définitivement aux bonnes pratiques qui mèneraient votre projet sur la route du succès :

Le e-commerce c’est avant tout du commerce 

Que veut bien dire cette phrase ? Rien de plus compliqué en réalité que de rappeler que vendre sur internet c’est avant tout vendre. Vendre, c’est donner envie. 

Voici les questions qui pourront vous aider à améliorer votre sens du commerce. Beaucoup de e-commerçants ne viennent pas du commerce et n’ont pas nécessairement une formation dans ce sens. 

Et si nous envisagions ces 5 ERREURS désormais. 

En fait, nous en avons trouvé une 6ème, in extremis, en rédigeant cet article 

Si vous êtes en quête de compétences, et souhaitez réaliser un audit gratuit de votre projet e-commerce avec James Byrne

>>> Son calendrier est ouvert pour échanger   
 

Nous sommes des formateurs et non des consultants, notre approche est de transmettre les meilleures pratiques et de faire performer les fondateurs et leurs équipes ! 

1) Penser que mon produit donne assez envie visuellement et textuellement… 

Donnez le maximum pour que votre produit donne envie. Pour cela, Shopify donne des conseils sur la photographie produits et mon petit doigt me dit qu’il faut s’en inspirer ! 

Soignez vos descriptifs, détaillés les. 

Racontez l’histoire de votre produit, rédigez.

Proposez des vues portées, des vues in situ, des vues qui donnent envie de se projeter chez vous et pas chez le concurrent. 

Et si vous proposiez des capsules “tiktok” dans la fiche produit ? La marque IKA PARIS illustre cette pratique à merveille en montrant des tutos de nouage en média des fiches produit de ses carrés de soie. 

Point Conseil : Si vous vous lancez sur TikTok bravo à vous ! Il faut oser pour réussir. Un conseil, utilisez les tendances en cours pour lancer vos capsules. Cela passe par les filtres, les effets les plus validés mais aussi par les morceaux choisis. Restez à la pointe, tout passe vite de mode… 

2) Croire que mon produit se suffit à lui-même… 

On ne vend jamais vraiment un produit, on vend le résultat. Vous ne vendez pas une crème à l’huile d’argan, vous vendez de la joie et de la fierté lorsque sa famille la complimente sur sa peau rajeunie. Vous ne vendez pas un matelas, mais un sommeil réparateur, une facilité déconcertante à se lever le matin, mais aussi beaucoup plus d’énergie au travail le lendemain. Tous ces exemples sont empruntés à Steve Toitot qui décrit à merveille ce que vendre le résultat représente. 

Un résultat se cache toujours derrière votre produit. Trouvez-le et mettez le en avant. 

Point Conseil : Petit exercice pour trouver le résultat derrière son produit. Prenons l’exemple d’une lampe magma (pas évident). La méthode pour trouver le résultat est de se demander, si on était un publicitaire, qu’elle idée serait mise en avant dans le cadre d’une publicité télévisée. 

Pour ce qui est de la lampe magma, nous pourrions aisément dire que : posséder une lampe magma vous rend cool, stylé, nerdy car stellaire et fait de vous une personne tendance qui sait clairement manier son lifestyle “like a boss”. Une personne branchée et nerdy qui est loin de la consommation décorative de la moyenne des gens… 

Par exemple !

>> ceci est une lampe magma 

3) Croire que l’emballage est juste fait pour la logistique ? 

Quoi de plus choquant qu’un emballage mal réalisé en boutique sur un achat conséquent. Mais le vôtre, à quoi ressemble t-il ? Ajoutez-vous des petits détails sophistiqués ? Montrez le ! 

Votre emballage > votre produit. 

PS : restez modéré dans l’usage du plastique et optez pour de l’emballage recyclable. 

La marque PDPAOLA, un acteur catalan leader sur le marché du bijoux, propose dans toutes ses fiches produit une vue du packaging dans lequel sont renfermés ses bijoux. Une très bonne initiative qui place la marque une fois de plus sur le trône des marques e-commerce. 

Point Conseil : On valide un “vue emballée” du produit dans la fiche produit ! Et aussi une vue “cadeau” si vous le proposez.

4) Croire qu’une marge énorme est souhaitable… 

Regardons ensemble une énorme erreur réalisée par 4 e-commerçants sur 5. NON, ce n’est pas normal de marger x17 sur son produit. 

NON, jamais vous ne verrez cela dans le commerce.

Pourquoi vous obstinez-vous à croire cela faisable/normal sur internet ? 

Si vous margez autant c’est que vos coûts de revient sont trop bas. Pourquoi sont-ils si bas ? C’est une vraie question. Que cachez-vous au consommateur ? N’oubliez pas qu’un beau site internet, un esprit “haut de gamme”, un effet luxe ne remplacera jamais ….. le luxe même. 

Ne croyez pas que des marques haut de gamme aient commencé avec des coûts de revient de quelques euros. 

Le marketing n’est pas au service de l’abus du consommateur mais de la haute qualité. Soignez votre marque, et vous mériterez le positionnement prix que vous voulez adopter. 

N’oubliez pas que produit > marketing pour beaucoup de projets ayant un positionnement haut de gamme. 

Point Conseil : Dans beaucoup de secteurs une marge intéressante s’établit à 2,4 / 2,7. Dans d’autres spécifiques comme dans la savonnerie, on touche des marges à 8 / 9. Mais des marges à x15 n’existent pas dans un monde où le consommateur est entièrement respecté. 

Attention ! 

5) Rejeter intensément le non Made in France… 

Malgré notre soutien invétéré à l’égard du Made in France, nous devons reconnaître que certaines filières ne sont tout simplement pas le cœur du savoir-faire de la France. Il n’est pas surprenant de voir l’incroyable qualité de notre filière parfumerie, huiles essentielles, cires, senteur….nous sommes des leaders en matière de parfumerie, de cosmétologie pour une raison : toute notre expertise est en France. Les industries cosmétiques et chimiques sont probablement les

meilleures au monde. 

Ce n’est pas le cas pour le laiton, l’acier, le placage… d’où la fabrication en Chine, le leader mondial incontesté. 

Nous seulement, le savoir-faire est localisé dans des territoires du monde entier mais aussi, chaque pays pour ses raisons géographiques, énergétiques, culturelles…a ses spécialités et ses coûts correspondants. 

Bien qu’il soit important de soutenir des filières entières Made in France, d’autres sont absentes du territoire national, non par faute de place commerciale mais en raison de facteurs complexes qui justifient la non industrialisation de la France au profit de ces mêmes industries absentes. 

Respectons l’origine de l’expertise, et respectons la chaîne de valeur, pourvu qu’elle respecte les droits humains fondamentaux et la sécurité des consommateurs. 

Point Conseil : Ne vous obstinez pas à fabriquer français, si cela doit impliquer une coupe totale des marges. Vous pourrez sûrement étendre votre sourcing en Europe. 

Et un petit bonus pour la route : 

6) Croire que le e-commerce ne s’apprend pas… 

Non, savoir utiliser Shopify n’est pas suffisant pour lancer un projet e-commerce. 

Et oui, tout cela s’apprend et d’ailleurs…c’est chez nous uniquement si vous êtes à Paris ou à Lyon en présentiel. En distanciel pour les autres ! 

La formation accélère pour 78% des français(es) le développement de leur projet. Ce n’est pas à prendre à la légère. 

Vous n’en serez que mieux convaincu une fois la formation terminée. 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire